Phytothérapie DOI 10.1007/s10298-015-1005-4
ETHNOPHARMACOLOGIE
Étude ethnobotanique, pharmacologique et phytochimique de quelques plantes médicinales congolaises à potentialité antitussive Phytochemical, pharmacological and ethnobotany study of some Congolese plants with potential antitussive B.A.E. Loufoua · D.J. Bassoueka · G.F. Nsonde Ntandou · J. Nzonzi · A.W. Etou-Ossibi · J.M. Ouamba · A.A. Abena © Lavoisier SAS 2015
Résumé Ce travail a permis d’ajouter au répertoire congolais les plantes à potentialités antitussives. L’enquête sur le terrain auprès des personnes ressources nous a permis de recenser 17 plantes dont le Chenopodium ambrosioides Lin (Chenoponaceae) et le Erigeron floribundus Kunth. qui ont été les plus citées. Les feuilles de Chenopodium ambrosioides Lin (Chenoponaceae) et de Erigeron floribundus Kunth. (Asteraceae) possèdent une activité antitussive. L’activité de ces plantes a été évaluée chez le cobaye en utilisant le modèle classique d’acide citrique. Le décocté de Erigeron floribundus et l’infusé de Chenopodium ambrosioides réduisent significativement le nombre de quintes de toux. L’étude de la toxicité aigüe a révélé que ces extraits ne sont pas toxiques jusqu’à la dose de 3200 mg/kg.
the most quoted. The leaves of Chenopodium ambrosioides Lin. (Chenoponaceae) and of Erigeron floribundus Kunth (Asteraceae) possess an antitussive activity. The effect of Chenopodium ambrosioides Lin. (Chenoponaceae) and the Erigeron floribundus Kunth. (Asteraceae) was evaluated in guinea pig using citric acid induced cough method. The decoction of Chenopodium ambrosioides leafs and the infusion of Erigeron floribundus leafs decreased significantly the number of cough quints. The study of acute toxicity revealed that those extracts are not toxic.
Mots clés Chenopodium ambrosioides · Erigeron floribundus · Activité antitussive
Introduction
Abstract This work permitted to add to the Congolese index the plants antitussive. The investigations on the land by the users of the properties of the plants permitted us to count 17 plants of which the Chenopodium ambrosioides Lin (Chenoponaceae) and the Erigeron floribundus Kunth. were B.A.E. Loufoua (*) · D.J. Bassoueka · G.F. Nsonde Ntandou · A.W. Etou-Ossibi · A.A. Abena Laboratoire de biochimie et de pharmacologie de la faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, BP 69 Brazzaville-Congo e-mail :
[email protected] B.A.E. Loufoua · D.J. Bassoueka · G.F. Nsonde Ntandou · J. Nzonzi · A.W. Etou-Ossibi Département de biologie et physiologie animale, faculté des Sciences et Techniques, Université Marien Ngouabi, BP 69 Brazzaville-Congo J.M. Ouamba Laboratoire d’études physico-chimiques, faculté des Sciences et Techniques, Université Marien Ngouabi, BP 69 Brazzaville-Congo
Keywords Chenopodium ambrosioides · Erigeron floribundus · Antitussive activity
Dans les pays émergents en général et au Congo en particulier, la population recourt aux plantes médicinales pour les soins de santé primaire [1,2]. Chenopodium ambrosioides (C.a.) Lin est une Chenoponaceae largement utilisée en médecine traditionnelle contre la toux, la fièvre, l’épilepsie, l’hémiplégie et comme vermifuge [2-5]. Erigeron floribundus (E.f) Kunth. est une Asteraceae utilisée en médecine traditionnelle contre la toux, l’ophtalmie, l’épilepsie, la tuberculose, l’asthme, la fièvre, l’inflammation, la douleur [4-6]. La présente étude a pour objectif de faire une enquête ethnobotanique, de rechercher une éventuelle activité antitussive des extraits aqueux de ces deux plantes en utilisant le modèle classique d’acide citrique chez le cobaye et de faire le screening phytochimique.
Matériel et méthodes Étude ethnobotanique En plus de la recherche bibliographique, une enquête a été réalisée auprès des personnes ressources et des herboristes
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afin de collecter des informations sur les plantes utilisées contre la toux, leurs modes d’administration et de préparation. Animaux Des rats albinos (souche wistar) mâles et femelles de poids compris entre150 et 200 g et des cobayes dont le poids varie entre 300 g et 500 g ont été utilisés. Ces animaux recevant de l’eau ad libitum ont été mis à jeun depuis 24 h. Matériel végétal Les feuilles de Chenopodium ambrosioides Lin et de Erigeron floribundus Kunth. ont été récoltées à Bacongo (Brazzaville-Congo) entre avril et mai et sont séchées à la température ambiante à l’abri du soleil au laboratoire de biochimie et de pharmacologie de la Faculté des Sciences de la Santé. L’identification a été faite au Laboratoire de Biologie et Physiologie Végétale de la Faculté des Sciences et à l’herbier du Centre des Etudes des Ressources Végétales (CERVE). Préparation des extraits 20 g de poudre des feuilles de C.a. préalablement séchées et réduites en poudre sont mises en contact avec 250 ml d’eau préalablement bouillie pendant 20 min ; ensuite, le mélange est filtré sur du coton hydrophile. Le filtrat obtenu est ensuite évaporé. Le résidu sec obtenu est mis en solution avec 5 ml d’eau distillée jusqu’à dissolution totale de l’extrait. La solution obtenue est de 2 mg/ml. 20 g de poudre des feuilles de E.f. préalablement séchées et réduites en poudre sont portées à ébullition dans 250 ml d’eau pendant 15 min. Le décocté obtenu est filtré sur du coton hydrophile. Le filtrat obtenu est ensuite évaporé. Le résidu sec obtenu est mis en solution avec 5 ml d’eau distillée jusqu’à dissolution totale de l’extrait. La solution obtenue est de 2,5 mg/ml. Toxicité aiguë des extraits Onze (11) lots de cinq (5) rats chacun ont été constitués de manière suivante pour chaque plante :
• • •
Le lot 1 a reçu l’eau distillée à la dose de 0,5 ml/100 g de poids corporel Les lots 2, 3, 4, 5 et 6 ont reçu respectivement le C.a. aux doses de 200,400, 800, 1600 et 3200 mg/kg de poids corporel Les lots 7, 8, 9, 10, 11 ont reçu respectivement l’extrait de E.f aux doses de 200, 400, 800, 1600 et 3200 mg/kg de poids corporel
Les produits sont administrés par voie orale. Les animaux ont été observés macroscopiquement pendant 6 heures puis 24, 48 et 72 heures après l’administration des produits. La mortalité a été déterminée 6, 24, 48 et 72 heures après l’administration .des produits [2]. Étude de l’activité antitussive L’activité antitussive a été recherchée chez le cobaye par la méthode rapportée par Sanogo [1]. Cette méthode consiste à vérifier le pouvoir inhibiteur des produits sur la toux induite par l’acide citrique (30%). Huit (8) lots ont été constitués comme suit :
• • • •
Le lot 1 a reçu l’eau distillée à la dose de 0,5 ml/100 g de poids corporel Les lots 2, 3 et 4 ont reçu respectivement le C.a. aux doses de 200, 400 et 800 mg/kg de poids corporel Les lots 5, 6 et 7 ont reçu respectivement le E.f. aux doses de 100, 200 et 300 mg/kg de poids corporel Le lot 8 a reçu la substance de référence, (codéine) à la dose de10 mg/kg
Une heure après l’administration des produits par voie orale, les animaux sont exposés à l’aérosol d’acide citrique pendant 5 min, tout au long de l’exposition et au cours des 5 minutes suivantes, on évalue le nombre de quintes ou d’éternuement émis par l’animal. Étude du mécanisme d’action des extraits Le mécanisme d’action des extraits a été étudié en utilisant la méthode rapportée par Okémi [2]. Cette étude consiste à rechercher une éventuelle interaction des produits étudiés avec le système opiacé. Pour ce faire, la naloxone (Narcan®) qui est un antagoniste pur et compétitif de la morphine est utilisée. Quatre (4) lots de cinq(5)) animaux chacun ont été constitués comme suit :
• • • •
Le lot 1 a reçu l’eau distillée à la dose de 0,5 ml/100 g de poids corporel Le lot 2 a reçu le C.a. à la dose de 200 mg/kg de poids corporel Lot 3 a reçu le E.f. à la dose de 200 mg/kg de poids corporel Le lot 4 a reçu la substance de référence (codéine phosphate) à la dose de10 mg/kg
Quarante-cinq (45) minutes après l’administration des produits, la naloxone est injectée à la dose de 1 mg/kg, par voie intra péritonéale. Une heure après l’administration des produits, les animaux sont exposés à l’aérosol d’acide citrique pendant cinq (5) minutes. Tout au long de l’exposition et au
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cours des cinq(5) minutes suivantes on évalue le nombre de quintes ou d’éternuements émis par l’animal.
sioides et aux doses de 300 mg/kg pour Erigeron floribundus ; la naloxone n’influence pas cet effet (Tableau 3).
Screening phytochimique
Screening phytochimique
Les différentes familles chimiques présentes dans les extraits des deux plantes étudiées ont été recherchées en utilisant les méthodes classiques [8].
L’étude phytochimique de ces deux extraits révèle majoritairement la présence des alcaloïdes, des tanins et des saponines dans le Chenopodium ambrosioides alors que seuls les alcaloïdes dans le Erigeron floribundus sont détectés (Tableau 4).
Analyse statistique L’analyse statistique des résultats a été réalisée par comparaison de chaque lot d’animaux traités aux lots témoins en utilisant le test t de student Fisher avec P<0,05 [5].
Résultats Étude ethnobotanique L’enquête ethnobotanique a été réalisée auprès des pratiquants de la médecine traditionnelle dans la partie sud de Brazzaville (Tableau 1). Étude bibliographique L’enquête bibliographique a été réalisée sur la base des plantes à potentialités antitussives citées par les pratiquants ou non (Tableau 2). Étude pharmacologique Étude de la toxicité des extraits Les doses de 200, 400 et 800 mg/kg des deux extraits ne modifient pas l’état général des animaux par rapport aux témoins. Les animaux sont en état de vigilance et sensibles aux stimuli extérieurs, alors que les doses de 1600 et 3200 mg/kg entrainent somnolence et fatigue par rapport aux témoins. Les doses de 100, 200 et 300 mg/kg de E.f. et 200, 400 et 800 mg/kg de C.a. ont été choisies pour les études pharmacologiques. Etant donné que la dose de 100 mg/kg de Erigeron floribundus nous a donné des résultats non significatifs, nous avons opté de commencer les tests à 200 mg/kg pour le Chenopodium afin de pouvoir comparer ces deux plantes.
Discussion L’étude ethnobotanique nous a permis de confirmer l’utilisation des plantes de la flore congolaise dans le traitement de la toux. Ces plantes recensées confirment les données bibliographiques. Les plantes qui ont fait l’objet de notre étude ont été les plus citées chez les pratiquants et n’ayant pas fait l’objet d’une étude de l’activité antitussive au préalable. L’inhalation d’une solution aqueuse d’acide citrique cause l’irritation des chémorécepteurs des voies aériennes des cobayes qui induit la toux [1]. De cette étude, il ressort que les extraits aqueux des feuilles des deux plantes diminuent significativement les quintes de toux induites par l’acide citrique. Et la dose de 200 mg/ kg, de l’extrait de Chenopodium ambrosioides est aussi efficace que la codéine qui a été utilisée comme molécule de référence à la dose de 10 mg/kg. Par contre, le Erigeron floribundus n’est efficace qu’à partir de 300 mg/kg. De ces deux extraits aqueux le Chenopodium ambrosioides L. serait plus efficace que l’extrait de Erigeron floribundus kunth. En présence de la codéine seule, les quintes de toux diminuent par rapport au témoin, cet effet s’inversant en association avec la naloxone. La naloxone n’inhibe pas les effets antitussifs des deux extraits testés. La naloxone étant un antagoniste pur, spécifique et compétitif des morphiniques, ces extraits n’agissent donc pas via les récepteurs morphiniques. L’action de ces extraits pourrait être donc due à la stimulation des récepteurs muscariniques [1]. L’étude phytochimique de ces deux extraits révèle majoritairement la présence d’alcaloïdes, de saponines et de tanins. L’activité antitussive de ces extraits pourrait être liée à la présence de ces métabolites secondaires, notamment les alcaloïdes et les saponosides. En effet, la codéine qui est utilisée comme produit de référence dans cette étude, est un alcaloïde à activité antitussive. De même, les plantes à saponosides sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés antitussives et/ou expectorantes
Étude de l’activité antitussive et mécanisme d’action Les extraits de Chenopodium ambrosioides et de Erigeron floribundus ont montré un effet antitussif dose-dépendant très significatif (*p<0,05, ** p<0,01, *** p<0,001) aux doses de 200, 400, 800 mg/kg pour Chenopodium ambro-
Conclusion L’enquête sur le terrain confirme l’utilisation de ces deux plantes comme antitussive. L’extrait aqueux de Chenopodium
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Tableau 1 Résultat de l’étude éthnobotanique. Genre et espèce
Famille
Noms vernaculaires
Organe utilisé
Forme d’utilisation
Allium sativum Catharan thus roseus Chenopo dium ambrosioides
Lilliaceae Apocinaceae
Graine Feuille
Trituration Toux Non rapporté Toux
Non rapportée 1 Non rapportée 2
Feuille
Décoction
1 c à s × 3/j
Tige
Mâcher
Toux, fièvre, épilepsie, vermifuge, hémiplégie Toux
Rubiaceae
ail pervenche de Madagascar lari : lukaya lua kuyu akwa : awoulouwoussou lari: nsagavulu wa mpembe lari : muwala
Racine
Décoction
Non rapportée 4
Poaceae
citronnelle
Décoction
Caryophylla ceae Asteraceae
lari:ngouriaka
Feuille/ racine Feuille
Toux, bronchite, grippe, palpitation cardiaque Toux
Décoction
feuille
Infusion
Ecorce
Décoction
Costus lucanusia nus J. Braun Crossop teryx febrifuga (G.Dom) Benth.
Cymbopo gon citratus Drymaria cordifolia Willd Erigeron floribundus Kunth.
Hymenocar dia acida Hymenocar dia ulmoïdes Manihot utilissima Maprounea africana Myrianthus arboreus P. Beauv Nauclea latifolia
Chenoponaceae
Costaceae
lari: fumu dia bakuyu; vili: ndohunsitu bakoukouya : foumoudia nzabi :moupopodi guéré :gotouba kikongo :foumou dia bakouyou Euphorbiaceae lari: mouhété
Utilisation médicinale
Posologie
Nombre de citation
7
Non rapportée 1
Non rapportée 3
Toux, Non rapportée 1 bronchite Fièvre 1 c à s × 3/j 8 toux, céphalée, épilepsie; tuberculose, asthme
Euphorbiaceae lari: nsagani ; vili: mboka Euphorbiaceae ntôba Ya yâta Malvaceae lari: munsagula
Feuille
Décoction
Feuille Feuille
Trituration Mâcher
Hémorroïde, diarrhée Toux, infection respiratoire Toux Toux
100 ml/j
1
Urticaceae
lari: nsogoti
Racine
Trituration
Toux
Non rapportée 2
Rubiaceae
lari: tsienga; vili: ntumbi
Racine
Solanaceae
aubergine violette
Feuille
Toux, asthme, dysurie, blennorragie Toux
1 c à café ×3/j 2
Solanum melangena Trema orientalis (L.)Blume
Décoction dans le vin de palme Décoction
Ulmaceae
bémbé:yayaka
Feuille
Décoction
Vitex madiensis
Verbenaceae
lari: mfilu
Feuille
Décoction
toux, hypotenseur, angine affection respiratoires
Non rapportée 4 Non rapportée 2 Non rapportée 1
Non rapportée 2 Non rapportée 1
100 ml × 3/j
4
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Tableau 2 Résultat de l’étude bibliographique.
1 2
3 4 5 6 7
8
9
10 11 12 13
14
15 16
Genre et espèce
Famille
Noms vernaculaires
Organe utilisé
Forme Utilisation d’utilisation médicinale
Posologie
Réf
Abrus precatorius Allanblackia floribunda
Fabaceae
lari:nguienguie
Feuille
Décoction
6
Clusiaceae
loali:mugnognon ; téké:mugnoye
Feuille Décoction ouécorce
Lilliaceae
Ail
Graine
Trituration
Toux, asthme, bronchite, affection pulmonaire, mal de ventre Toux
Non rapportée Non rapportée
Annonaceae
lari: corossol
Feuille
Décoction
Toux
Feuille
Non rapporté Toux
Feuille
Décoction
Toux
Feuille
Décoction
Toux vermifuge, asthme, rougeole, rhumatisme, diabète, dermatose Toux Non rapportée
Allium sativum Annona muricata Catharantus roseus Chaetocarpus africanus Pax Chenopodium ambrosioides
Costus lucanusianus J. Braun et K.Schum Crossopteryx febrifuga (G.Dom) Benth. Cymbopogon citratus Cymbopogon densiflorus Cyperus articulatus L. Desmodium velutinum (Willd) D C Discogly prem caloneura
Apocinaceae Pervenche de Madagascar Euphorbialari:lubundu ceae Chenopona- lari : lukaya lua ceae kuyu
Toux
Non rapportée Non rapportée Non rapportée Non rapportée 1 c à s × 3/j
6
4 6,9,11 6 6,12 4-6
Costaceae
lari: nsagavulu wa mpembe
Tige
Mâcher
Rubiaceae
lari : muwala
Racine
Décoction
Toux, bronchite, grippe, palpitation cardiaque
Non rapportée
6,11,15
Poaceae
Citronnelle
Feuille
Décoction
Toux
6
Poaceae
lari: lwangu
Feuille
Décoction
Toux, bronchite
Cyperaceae
Lali : ntsoa-ntsaka ; Racine mbossi:litsatsao laadi:lunamanama, Feuille
Décoction Décoction
Toux, asthme, tuberculose Toux
Non rapportée Non rapportée Non rapportée Non rapportée
yaa: buku
Ecorce
Décoction
Feuille
Décoction
Feuille
Infusion
FabaceaeFaboideau Euphorbiaceae
Drymaria Caryophylla- lari:ngouriaka cordata (Wild) ceae Erigeron Asteraceae lari: fumu dia floribundus bakuyu; vili : kunth. ndohunsitu
Toux, convulsio, douleurs gastrointestinal toux, bronchite Inflam- mation, analgésique, gastralgie, dermatose, toux, céphalée, épilepsie; tuberculose, asthme
6,11,13,14
6 6,14 6,12
Non rapportée
6
Non rapportée 1c à s × 3/j
16 4-6
(Suite page suivante)
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Tableau 2 (suite)
17
18 19 20
21
22 23 24
25 26
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Genre et espèce
Famille
Eucalyptus citriodora Hook. Eupatorium africanum Hymeno cardia acida Hymeno cardia ulmoïdes Maesobotrya barteri (Baill.) Hutch. Manihot utilissima Ocimum basilum Ocimum gratissimun
Myrtaceae
Passiflora foetida L. Ricinoden dron heudelotii (Baill.) Pierre ex Heckel Trema orientalis
Noms vernaculaires Organe utilisé
Forme d’utilisation
Feuille Décoction etrameau
Utilisation médicinale
Posologie
Réf
Toux
Non rapportée
17
Asteraceae
laali: nkasamakanga Racine
Décoction
Euphorbiaceae Euphorbia ceae
lari: mouhété
Ecorce
Décoction
lari: nsagani ; vili: mboka
Feuille
Décoction
Toux, infection respiratoire
Non rapportée
6
Feuille
Macération
Toux
Non rapportée
6,14,15
Euphorbiaceae Labiaceae
ladi: tchinanansasaka ; bembé:muhanza ntôba Ya yâta
Feuille
Macération
Toux
6
Lari : mazulu
Feuille
Décoction
Toux
Labiaceae
lari:masusu
Non rapporté Toux, bronchite, rhume
Passifloraceae Euphorbiaceae
bimfi
Non rapportée Tige feuillée Ecorce
Non rapportée Non rapportée Non rapportée
Ulmaceae
lari:yayaka
Phyllanthaceae
vili:musangala; koyo:musongo
Feuille
Diarrhée, toux
Non rapportée Hémorroïde, diarrhée 100 ml/j
Décoction
toux
Décoction
Toux, blennorragie, antipoison, dysménorrhée
Décoction
Toux, hypotension angine
6,14 6
4 6
Non rapportée Non rapportée
6,11
Non rapportée
15
6,15
Tableau 3 Effets des extraits du Chenopodium ambrosioides et de Erigeron floribundus sur le nombre de quinte induite par l’acide citrique et de l’influence de la naloxone (Narcan®) sur les effets des extraits. Produits
Doses (mg/kg)
Quintes de toux
Eau distillée Eau distillée avec la naloxone Codéine codéine avec la naloxone Chenopodium ambrosioides
0,5 ml/100g
3,6±0,59 3±0,14 0,4±0,25** 3±0,10** 0,6±0,49*** 0,2±0,09*** 0,00±0,00*** 0.5±0,09*** 2,8±1,02(NS) 2±0,63* 0,4±0,18*** 2.2±0,10***
Chenopodium ambrosioides avec la naloxone Erigeron floribundus
Erigeron floribundus avec la naloxone NS : non significative ;*p<0,05, ** p<0,01, *** p<0,001.
10 200 400 800 200 100 200 300 200
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Tableau 4 Screening chimique de Chenopodium ambrosioides (L.) et de Erigeron floribundus Kunth. Le screening phytochimique de ces deux plantes révèle la présence des alcaloïdes, des flavonoïdes, des stérols, des tanins et des saponines. Mais le Chenopodium ambrosioides révèle majoritairement la présence des alcaloïdes, des tanins et des saponines alors que seuls les alcaloïdes sont majoritaires dans le Erigeron floribundus. Famille
Chenopodium Erigeron ambrosioides floribundus
Alcaloïdes Flavonoïdes Quinones libres Stérols Anthraquinones Anthocyanes Hétérosides cardiotoniques Tanins Saponines
+++ + + + + +++ +++
+++ + + + +
+: test positif, -: test négatif, +++: Très abondant.
ambrosioides et de Erigeron floribundus kunth. ne sont pas toxiques aux doses utilisées. Ces extraits ont un effet antitussif significatif dose-dépendant. Le screening phytochimique de ces deux plantes révèle la présence des alcaloïdes, des flavonoïdes, des stérols, des tanins et des saponines. Mais le Chenopodium ambrosioides révèle majoritairement la présence des alcaloïdes, des tanins et des saponines alors que seuls les alcaloïdes sont majoritaires dans le Erigeron floribundus. Une étude pharmacologique est à faire pour mettre en évidence la relation entre les métabolites secondaires et l’effet observé. Liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts
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